Commoner (Barry)

1917-2012, Américain

Un pionnier de l'écologie

Barry Commoner fait des études à l’université Columbia puis à celle de Harvard où il obtient en 1941 son doctorat (PhD) de biologie cellulaire. Après la Seconde Guerre mondiale, il devient en 1947 professeur de physiologie végétale à l’université Washington de Saint-Louis (Missouri), poste qu’il occupera pendant trente-quatre ans. En 1966, il fonde le Centre d’études biologiques des systèmes naturels, dont il est directeur, tout en s’engageant au sein du Comité pour l’information sur l’environnement de Saint-Louis.

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Ses travaux fondamentaux – qui portent sur la concentration des éléments chimiques (radioactifs ou non) le long des chaînes trophiques ainsi que sur le cycle des éléments biogéochimiques – le conduisent très tôt à des études de terrain concernant la santé humaine : empoisonnement par le plomb dans les bidonvilles, pollution des eaux douces par les engrais, effets des radiations sur les tissus vivants et en particulier du strontium 90 radioactif dans les dents de lait des enfants. Dès lors, les travaux scientifiques et les engagements humanistes de Barry Commoner structurent sa ligne de vie. Il est non seulement un scientifique reconnu, mais un militant des grandes causes environnementales aux États-Unis. Ainsi, il s’implique totalement dans la lutte contre les essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, dont il analyse les effets en termes de santé publique. En février 1958, il lance, avec Linus Pauling, lui aussi très opposé aux armes nucléaires, une pétition qui, dès la fin du mois de juin, recueille déjà 2 000 signatures aux États-Unis, puis en juillet 11 038 en provenance de quarante-neuf pays.

Définition

Commoner a livré ses réflexions dans plusieurs ouvrages. Deux sont essentiels : « L’Encerclement : problèmes de survie en milieu terrestre » et « La Pauvreté du pouvoir : l’énergie et la crise économique ». Dans le premier cité, il a établi ses quatre lois de l’écologie, qui sont :

  1. Chaque chose est connectée aux autres. Il y a une seule écosphère pour tous les organismes vivants et ce qui affecte l’un affecte tous les autres.
  2. Chaque chose va quelque part. Il n’y a pas de déchets dans la nature, et il n’y a pas un ailleurs où l’on puisse jeter les choses.
  3. La Nature sait. Le genre humain a développé la technologie pour améliorer la nature, mais un tel changement tend à être nocif pour le système.
  4. Un repas gratuit, cela n’existe pas. Dans la nature, chaque côté de l’équation doit être en équilibre, pour chaque gain il y a un coût, et toutes les dettes seront payées.

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SOURCES

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